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Le rêve est toujours tiré de faits réels [non jouable]

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MessageSujet: Le rêve est toujours tiré de faits réels [non jouable] Mar 24 Mai - 22:42

« Saïma ! »

La jeune fille se jeta au cou de l’intéressée avant de s’écarter, un grand sourire aux lèvres. A l’image de son amie, elle avait une peau hâlée, de long cheveux noirs, tressés en une seule natte qui lui descendait jusqu’à la taille, des yeux sombres et rieurs et un sourire éclatant.

« Tu m’as manquée ! Ça faisait tellement longtemps qu’on ne s’était pas vues, où étais-tu donc ? Eh, mais attends… »

Avant que Saïma ait pu dire un mot, son amie s’était plantée devant elle et l’observait d’un œil critique.

« Souris, ma belle ! Tu n’es pas heureuse de nous revoir ? Qu’est-ce qu’on t’a fait, là où tu étais ? Je te jure que si on a touché à un seul de tes cheveux, je retourne illico dire ma façon de penser à celui qui aura osé, et s’il ne me comprend pas j’expliciterai par les poings ! »

L’orientale ne put s’empêcher de rire. Tout ce temps où elle avait été absente, passant en coup de vent pour s’instruire une autre et éternelle « mission », Lysis n’avait pas changé d’un iota.

« Je vais bien. Tu m’as manquée aussi, Lysis. »

Les deux amies traversèrent le camp en conversant, chaque personne présente saluant Saïma avec respect et affabilité, salut auquel la princesse du clan répondait avec un bref sourire. Lorsqu’elles passèrent devant la tente principale sans ralentir le pas, Lysis se tourna vers la jeune femme, surprise.

« Tu ne vas pas voir ton père ? »

Saïma mit un certain temps à répondre.

« Plus tard… »

Les deux orientales s’assirent à l’écart du camp, les yeux fixés sur les dunes. Saïma s’était tue depuis un moment, le regard au loin, dérivant au gré de ses pensées. Lysis respectait son silence, mais finalement ce fut Saïma qui le rompit.

« Dis-moi… Tu ne t’es jamais demandé ce qu’il y avait, au-delà de ces dunes ? Des montagnes, disent ceux qui ont voyagé. Mais encore au-delà ? Notre monde ne s’arrête pas aux frontières du désert, pas vrai ? »

Lysis tourna la tête, dévisageant la jeune femme avec curiosité. Les yeux noirs de l’orientale brillaient, au souvenir d’une conversation qui lui manquait déjà.

« Peut être derrière les montagnes y a t-il l'océan, peut être de l'autre côté de l'océan y a-t-il des forêts, ou la savane, ou des milliers d'autres choses, comme en Endora ? »

Elle répétait pour Lysis les paroles d’un autre, gravées dans son esprit depuis qu’il les avait prononcées.
Lysis eut un sourire. Elle commençait à comprendre quel événement avait changé son amie à ce point.

« Un jour, tu voyageras, lui dit-elle doucement. Un jour, tu reviendras nous dire ce qu’il y a derrière les montagnes. Tu les dessineras, même ! Les paysages. A l’encre, sur du parchemin, tu en feras une carte. »

« Et on se souviendra de moi pour le voyage que j’aurais fait, pas pour le reste, » murmura Saïma, le menton posé sur son genou.

Son amie s’approcha d’elle et lui passa un bras autour des épaules, mince tentative de réconfort pour quelque chose qu’elle comprenait sans savoir.

« Que crois-tu, ma belle ? Personne ici n’ignore que tu es la moins libre de nous tous. Ta position n’est guère enviable. Mais un jour, tu seras libre ! Libre comme ton corps le clame. Et tu voyageras. »

Sourire en coin.

« Mais avec qui ? »

Les yeux de Saïma se teintèrent de détresse.

« Je ne sais pas. »

Il le tuerait avant.
Non.
Je me tuerais avant.
Faites-en un assassin. Que le remords dévore son âme.
Lysis approcha son visage de celui de Saïma, inquiète de l’expression qu’elle lisait à présent dans ses yeux de velours sombre.

« A quoi penses-tu ? »

L’orientale secoua rapidement la tête, effrayée par ses propres pensées.

« Rien. A rien. »

Elle se leva, détournant son regard de l’horizon. L’heure n’était pas à penser à ça. L’heure n’était pas à penser à lui. Ni au reste.
Revenant vers le campement, les deux jeunes femmes croisèrent un homme au regard fier, qui s’inclina bas face à Saïma.

« Princesse Galijah Anh Deymar, bon retour parmi nous. »

La princesse en question lui retourna son salut d’un signe de tête.

« Je vous remercie, Dia Baher. »

L’homme, après un sourire, s’éloigna. Lysis lui jeta un regard acéré.

« Qu’est-ce qu’il s’imagine, celui-là ? Le clan entier sait qu’il te convoite. Ton père ne le laisserait pas faire, mais j’ai l’impression qu’il n’est plus lui-même ces temps-ci. Méfie-toi, Saïma. »

Ladite gardait les yeux fixés sur le dos du guerrier oriental.

Il y a erreur sur le coupable.

« Oui. »

Pourquoi ces phrases lui restaient à ce point en esprit ?
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MessageSujet: Re: Le rêve est toujours tiré de faits réels [non jouable] Mar 24 Mai - 22:52

yahou ! des montagnes, des océans, et des forêts !!! \o/
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MessageSujet: Re: Le rêve est toujours tiré de faits réels [non jouable] Jeu 2 Juin - 19:02

« Tu veux mon avis ? Je pense que pour le premier, les circonstances -bonheur de le revoir vivant, éloignement, etc- ont fait que tu as confondu profonde affection et amour, d’où ta réaction. Quant au deuxième… Al Kher, d’après moi il n’y a pas beaucoup à hésiter ! Tu ne le connaissais que depuis peu de temps, et pourtant… »

Lysis eut un sourire.

« Bref ! Tu n’as pas à t’en faire pour ça, ma belle, c’est sans doute perturbant pour toi mais pour moi c’est clair comme l’eau d’une oasis ! Et puis, peut-être étais-tu en manque, et t’es-tu volontairement illusionnée sur tes sentiments ? »

« Hé ! » protesta Saïma, se redressant à demi pour faire face à la jeune fille.

Son amie se mit à rire.

« Je plaisante ! Mais pas tant que ça, en fait. Lorsqu’on est seule, le temps paraît beaucoup plus long, pas vrai ? Alors on se crée un sentiment chimérique, jusqu’à ce que la vraie personne débarque et fasse tout voler en éclat. »

L’orientale laissa le silence planer sur ces paroles. Saïma se tourna vers Lysis et l’étudia du regard, surprise et heureuse. Un fin sourire étira ses lèvres.

« Depuis quand es-tu devenue aussi mature sur ce point ? La dernière fois que je t’ai vue, je n’ai pas décelé l’ombre d’un tel changement en toi. Quelles autres choses ai-je manqué ? »

Lysis lui retourna un sourire éclatant.

« Je ne t’ai pas dit ? Je vais me marier. »

« Karim ? »

« Qui d’autre ? En réalité, mes parents et les siens couvaient cette idée depuis un certain temps, mais ils voulaient d’abord voir où cela allait nous mener. Shen Ghard, cela fait six ans maintenant, je crois qu’il n’y a plus vraiment à hésiter ! »

Saïma serra brièvement son amie dans ses bras.

« Félicitations, Lysis. »

Elle sourit, reprit avec plus de gaieté :

« Al Kher, je crois que tout le clan attendait cette annonce avec impatience ! Lorsque je revenais ici, il y avait systématiquement un groupe de femmes qui parlait du couple que vous formez. Ça leur donnera l’occasion de faire des conjectures sur votre nuit de noces ! »

Lysis éclata de rire. Les deux jeunes femmes revinrent au milieu du camp en bavardant avec animation, puis Saïma s’arrêta devant la tente principale.

« Je vais voir mon père. »

Son amie inclina la tête.

« Je t’attends ici. »

L’orientale poussa la lourde tenture qui masquait l’entrée, puis s’avança dans l’allée jusqu’au trône où était assis le dirigeant du clan. Son père.
Saïma dégaina son cimeterre, s’agenouilla et planta l’arme dans le sol. Baissant la tête, elle débita, comme mécaniquement :

« Je suis rentrée, père. J’ai accompli ce que vous m’aviez demandé, et je suis prête à recevoir le reste. »

Il y eut un silence. Puis la voix grave et rocailleuse du monarque s’éleva.

« Relève-toi, Saïma, fille d’Orient, fleur du désert. Relève-toi, et approche. »

La jeune femme obéit. Les yeux perçants de rapace de son père, seuls signes de mouvement dans le corps paralysé de l’homme d’âge mûr, la détaillèrent de haut en bas.

« Jamais je ne pourrai me rassasier de cette vision. Saïma, ma fille, reflet de ta mère… Saïma… »

Le monarque se tut. Son regard devint éteint, comme absent. La jeune femme, inquiète, se rapprocha d’avantage.

« Père ? Allez-vous bien ? »

La lumière revint dans les yeux noirs de l’homme. Celui-ci toussa, mit un certain temps à répondre.

« Je vais bien, perle des Dunes. Je suis juste… un peu fatigué. Ta prochaine mission est sur le parchemin accroché au mur, prend-le et va. »

Le ton de son père était comme étranger à Saïma. Cette fois, ce fut à son tour de le détailler. Il avait de nouveau l’air absent, et de profonds cernes creusaient le dessous de ses yeux. Vaguement effrayée, la jeune femme se dépêcha de se saisir du parchemin, le lut et le jeta au feu brûlant sans discontinuer dans un coin de la tente. Puis, après un dernier regard à son père totalement immobile, elle sortit.
Lysis l’attendait. Avisant l’expression de son amie, elle l’interrogea du regard.

« Tu avais raison. Mon père n’est plus lui-même. Sanemal Aïmaden ! Si seulement j’avais le temps de m’occuper de lui. Mais je vais devoir repartir. Encore… »

Saïma réprima un soupir. Son amie lui passa un bras autour de l’épaule et l’embrassa sur la joue.

« Mais tu aimes être là-bas, pas vrai ? Pas forcément pour ce que tu y fais… Mais tu reviens de moins en moins souvent. Tu me manques, ma belle. »

Saïma eut un sourire contrit.

« Je suis désolée, Lysis ! Je te promets de revenir à temps pour ton mariage. C’est juste que… là-bas… d’une certaine manière, j’échappe à ma réalité. Alors… C’est de plus en plus tentant d’y rester, tu vois ? »

Son amie hocha la tête, l’air grave. Puis les deux jeunes femmes se séparèrent. Mais, alors que Saïma allait s’éloigner, Lysis l’apostropha.

« Saïma ! »

L’orientale se retourna, surprise.

« Les deux… Je veux les rencontrer. »

Clin d’œil.

« Surtout le deuxième. »

Saïma rit. Mettant un doigt sur ses lèvres et ne promettant rien, elle adressa un dernier sourire à Lysis et disparut entre deux tentes.
Lysis, restée seule, sourit.
Elle était curieuse de voir à quoi pouvait bien ressembler celui qui avait conquis aussi vite le cœur de sa belle…

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« Dia Baher ! »

L’homme que Saïma appelait se tourna vers elle avec un sourire surpris. Sembla-t-il.

« Vous nous quittez déjà, Princesse ? »

La jeune femme se planta devant le guerrier, le maintien droit et fier.

« L’on dit partout dans le clan que vous êtes un maître des drogues. »

Un bref instant, il sembla à Saïma qu’un éclair de peur passait dans le regard d’Elijhin Baer. L’homme s’inclina.

« Appellation flatteuse, mais je ne suis qu’un amateur. Pourquoi donc cette question ? »

« J’ai vu mon père, et j’ai l’impression qu’il dort mal ces temps-ci. Pourriez-vous lui fournir un somnifère ou autre chose, afin qu’il retrouve le sommeil ? »

Le guerrier sourit.

« Tout ce que vous voudrez, Princesse. »

« Merci. »

La jeune femme le salua, puis lui tourna le dos. Elijhin Baer la regarda siffler guépard et faucon, créer un mirage et disparaître par l’ouverture.
Un franc sourire barra son visage. Puis il se mit à rire.

« Il dort mal, hein… Ne vous en faites pas Princesse. Votre père dort bien. Très bien… »
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