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On ne peut échapper à son destin (c'est quoi ce titre de m***e? ><)

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MessageSujet: On ne peut échapper à son destin (c'est quoi ce titre de m***e? ><) Ven 20 Aoû - 15:51

HJ/ Naaaaaaaan pas taper !!!
Louve je t’ai battu ! *va se cacher*
Voila j’ai 19 pages complètes de rp qui s’étendent sous vos yeux…
Je vous demande humblement pardon pour cette catastrophe et ne vous oblige en rien à les lire. Pour dame Kara qui doit rp avec moi je t’ai mis en couleur la partie du rp que tu peux lire (pour ne pas tout te coltiner) et pour me répondre.
Voilou.
La prochaine j’essai de faire plus court promis ^^. Parce que j’en ai bavé mine de rien moi aussi XD.
PS/ Et si ça peut vous rassurer je n’ai pas mis tout ce que je voulais à la base. Comme la rencontre avec sa monture. Au point ou j’en suis… je ferais ça plus tard XD.


- Ourf !

Le jeune homme blond glissa sur plusieurs mètres avant de se faire brutalement stopper par un monticule de pieds de tables et de chaises qui n’hésitèrent pas un seul instant et s’effondrer sur lui.
Le choc avait été violent et Nathanaël savait pertinemment que dès qu’il se relèverait, le sol l’appellerait de nouveau à lui. Enfin plus précisément Reizo, le loup-garou millénaire noir, se complaisait à montrer sa supériorité face à l’étranger qu’était le jeune homme.
Comment pouvait-il en être autrement de toute façon ?
Reizo était entrainé avec des pros, était un pro, depuis fort longtemps maintenant. Nathanaël, quant à lui, n’était qu’un jeune homme tout ce qu’il y avait de plus ordinaire. Enfin, jusqu’à ce qu’il se découvre vampire et loup-garou lui aussi.
Bref. On ne lui avait jamais appris à se battre à l’exception des petites batailles de rue :

- Debout ! Grogna l’homme loup. T’es sensé être beaucoup plus fort que moi et tu t’amuses à manger la poussière depuis tout à l’heure. Tu ne serais pas un peu lamentable comme type ?

L’interpellé se retourna sur le ventre et tenta de se relever en serrant les dents. Il n’y allait pas de main morte…
Ses yeux bleu marines fusillèrent du regard le dénommé Reizo. Regard qui lui fut rendu. Il avait fallut extrêmement peu de temps à ses deux là pour se détester.
Le temps de croiser leur regard.
Le loup noir avait pris forme humaine. A présent il possédait une fine touffe de cheveux d’ébène et de sombres yeux. Marchant vers le jeune homme il prit la tignasse blonde-blanche entre ses doigts et tira le visage de Nathanaël vers l’arrière :

- T’as intérêt à augmenter un peu tes efforts si tu veux pouvoir faire quelque chose de ton avenir.

Nathanaël se mit alors à grogner comme un loup véritable et envoya un poing vif en direction de la mâchoire. L’attaque atteint sa cible et se fut un mélange de blanc et de noir, agrémenté de bras et de jambes dans un nuage de poussière qui s’ensuivit :

- Suffit vous deux ! Tonna une voix.

Bizarrement la rage qui les contenait et ne semblait pouvoir s’arrêter se dissipa et les deux garçons se relâchèrent. Ce qui, soit dit en passant, ne les empêcha pas de se lancer mutuellement des regards vénéneux. Hideaki prit la parole :

- Nathanaël. Tu es ici pour apprendre. Contrôle-toi un peu ! Loup, comme tu l’appelles, n’a besoin que de ton esprit impétueux pour profiter de ta faiblesse et prendre possession de toi ! Nulle provocation ne doit t’atteindre.

Ce sermon tira un grand sourire à Reizo et un grommellement inidentifiable de Nathanaël :

- Ne t’en amuse pas Reizo. Ton but est d’enseigner, de lui apprendre. On ne demande pas à un analphabète de lire un bouquin en entier pour l’initier à la lecture. Tu te dois d’être plus pédagogue.

Le garçon râla quelque peu ce qui ne l’empêcha pas de s’amuser de la comparaison. Comparaison à laquelle Nathanaël tiqua aussi mais s’abstint de tout commentaire.
Analphabète…

Ce qui avait le plus surprit Nathanaël à son arrivé était la facilité avec laquelle l’homme s’était imposé à lui. En générale le garçon se dérobait à toute forme d’autorité. Il n’aimait guère se sentir entravé, et pourtant… Pourtant dès que l’homme avait croisé son regard il avait incliné la tête et accepté sa soumission. Même encore maintenant il ne lui venait pas à l’idée de se révolter contre lui.
Hideaki dirigeait. Rien n’était à ajouter :

- Tu as un grand potentiel. Reprit ce dernier. Tu es un fils du feu, et tu descends des plus puissants vampires et loup-garou qui puissent exister. Tes pouvoirs sont immenses. Tes capacités inimaginables. Prends donc ton mal en patience, et bientôt tu rivaliseras, non, tu surpasseras les meilleurs.

Nathanaël fronça les sourcils :

- N’exagère pas. Il faut plus que de la magie pour vaincre.

Phrase qui entraina un sourire en coin d’Hideaki :

- Alors entraine-toi.

- Et si je n’ai pas envie de passer ma vie à me battre. Pourquoi n’aurais-je pas le droit de me décider à travailler avec mes mains et gagner honorablement ma vie pour ensuite pouvoir la vivre tranquille ? J’ai jamais demandé tout ça moi.

Le vieil homme fixa intensément le plus jeune :

- En es tu sûr ?

Le questionner haussa un sourcil :

- Crois-tu vraiment que tu te plairais à retourner la terre jour après jour, sans aucune surprise, sans aucun risque. Une vie tranquille et stable.

Nathanaël baissa les yeux. D’un certain côté, que l’on puisse lire si profondément et avec tant d’aisance en lui, l’agaçait. Le vieillard n’eut pas besoin de réponse:

- Reprends donc ton entrainement. De toute façon entrainement et maîtrise de soi vont de pair chez les millénaires… Reizo.

Ce dernier hocha la tête et se remit en place. Les deux hommes se mirent en face à face et reprirent leur lutte acharné. Le point positif est que ni l’un ni l’autre ne désirant céder. Ils y mettaient toutes leurs ardeurs.

Quelques heures plus tard Nathanaël, épuisé, fut enfin autoriser à rentrer à l’intérieur afin de se reposer un peu.
Torse nu, couvert de sueur et de poussière, Nathanaël eu la surprise d’apercevoir devant lui Aïko. La louve beige désormais humaine était blonde, les yeux verts et la peau légèrement mat :

- Hey ! L’accueillit-elle avec le sourire. J’ai cru voir que ton entrainement se passait plutôt bien.

Le jeune homme leva les yeux au ciel :

- On a des notions toutes relatives alors. Je ne dirais pas que me faire briser en mille morceaux par un inconnu qui me déteste puisse être qualifié de « bien se passer ».

Le femme sourit de nouveau et lui apporta boisson et nourriture pendant que Nathanaël se laissait choir de tout son poids sur une chaise :

- Reizo a toujours été un peu dur avec les autres. Il a du mal à les admettre parce qu’il désire avant tout qu’on perçoive sa force et sa domination. En fait quand Hideaki devra céder sa place, il ne faisait aucun doute que c’est lui qui prendrait sa place.

- Faisait ? Questionna Nat’.

Aïko soupira :

- Oui. Tu es là maintenant …et ça pose problème pour la succession en quelque sorte. On te l‘a déjà dit, mais tes ancêtres de ton côté paternel étaient des personnes très importantes.

- Avant de vous pseudo trahir. Rectifia Nat’. Oui vous m’avez déjà dit que le dernier de ma famille à avoir vécu sur Endora était un loup-garou extrêmement puissant mais qu’il a fini par tout lâcher, y compris la guerre dans laquelle tous étaient impliqués, par amour pour une vampire ennemie.

Aïko hocha la tête :

- Si l’on croit tellement en toi, c’est que ces deux ancêtres étaient à l’époque probablement les plus puissants de leur races et qu’en toi coule se sang si précieux.

- Je ne vois pas le rapport avec Reizo.

- J’y viens. Tes origines te donnent un pouvoir immense. Un pouvoir auquel nul d’entre nous ne peut faire face. Or le plus fort domine. Avec un peu d’entrainement tu devrais donc battre Reizo… qui devra alors te laisser sa place qu’on lui avait promise depuis quasiment sa naissance et cela… ça le fou pas mal en rogne.

Le garçon ouvrit de grands yeux :

- Vous êtes au courant tous, que les origines ne signifient pas grand-chose ? Ça fait combien de temps que ce loup-garou et cette vampire sont parties ? Des siècles ? Vous croyez toujours que je suis désigné à vous sauver ? De quoi d’ailleurs ? Ce sang qui coule dans mes veines à depuis longtemps été mélangé à celui d’humains normaux…

- Alors comment expliques-tu ta transformation en vampire et en loup ? Comment expliques-tu cette chevelure blonde alors que tous, là d’où tu viens, ont les cheveux noirs ?

Nathanaël se renfrogna :

- Ce n’est pas ça qui dit que deviendrais fort…Et pourquoi vous voulez mon aide alors ? Bougonna-t-il

Aïko se détendit un peu :

- La guerre contre les vampires n’est toujours pas terminée.

- Quoi ? Le jeune homme avait bondis. Depuis tout ce temps…vous n’avez jamais cessez de vous battre ?

L’incrédulité se lisait sur son visage :

- Des deux côtés nous te recherchions Nathanaël. Tu es celui qui aura la puissance d’annihiler le clan que tu choisiras...

- Stop !

Le garçon se passa les deux mains sur son visage :

- Je n’ai pas l’intention de tuer en claquant des doigts. Je ne vois pas pourquoi je devrais tuer des êtres qui ne m’ont rien fait.

- Sors de ta naïveté Nat’ ! s’exclama Aïko. Qui crois-tu, pourquoi crois-tu que tu as été torturé à ton arrivé sur Endora ?

La pertinence de la question laissa le garçon sans voix.
Les coups.
La douleur.
La peur.
L’incompréhension.
L’appétit n’hurlait plus dans le ventre de Nathanaël. Il était même à deux doigts de régurgité ce qu’il n’avait pas avalé. Il se leva et se dirigea vers la porte, vers sa chambre. Arrivé à mi-chemin la jeune femme répondit à sa propre question :

- Les vampires avaient supposés qu’en te mettant dans une situation où ta survie était en danger… tu dévoilerais plus rapidement tes pouvoirs. Pour eux tu n’étais qu’un outil à utiliser. Compléta-t-elle.

Nathanaël quitta la pièce sans un mot.

Il fut réveillé à l‘aube le lendemain. Accueillit par un sourire mauvais de Reizo, probablement jouissif de voir qu’il avait trop poussé au bout son rival pour lui permettre de bien dormir. En vérité son air fatigué venait du fait que le garçon avait passé une bonne partie de la nuit à réfléchir. A son cas, aux vampires, aux loups, à cette guerre, à son rôle. Le problème lui paraissait complexe. Il n’estimait pas être concerné par cette histoire, mais il l’était. Il ne voulait pas se mêler à une guerre ancestrale, mais ne pouvait pas laisser des personnes s’entre tuer sans réagir.
Il soupira.
Dans quel merdier s’était-il encore mit ?

- Prêt ? Demanda Reizo.

- Non… ourf ! MAIS BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIP ! Ça fait mal espèce de crétin !

Le derrière dans la poussière Nathanaël se massait la joue pour en chasser la douleur lancinante qui le tenait. Le loup noir, fièrement positionné devant lui le dominait de toute sa hauteur, bras croisés sur le torse :

- Je t’ai dit que je n’étais pas prêt ! Pourquoi tu m’as frappé comme ça ?!

Et c’est à grand peine qu’il retint un immense flot d’injure apprit au fil des rues :

- Tes ennemis ne te demanderont jamais si tu es prêt à te battre. Les vampires sont des lâches qui n’attendent que te voir des faiblesses pour te tuer ! Tu dois toujours être sur tes gardes !

Nathanaël grogna :

- C’est impossible…

Il enchaîna en coupant la coupant la parole au loup :

- Et puis comment veux-tu que je vienne à bout de tous les vampires existants ? Ils sont trop nombreux. Trop fort. Tu penses sincèrement qu’un gamin dans mon genre peut vaincre des types qui tuent depuis des milliers d’années ?

- On ne te demande pas de tuer TOUS les vampires. Juste le clan qui s’oppose à nous depuis tout ce temps.

- Ça reste trop nombreux pour moi. Je ne suis pas un assassin, je ne fricote même pas avec ce genre de personne.

- Non c’est vrai. Tu es un monstre. Une abomination qui à dans son sang le mélange loup et vampire.

Le jeune homme aux cheveux clairs s’élança sur Reizo en une fraction de seconde. Fraction de seconde qu’il utilisa pour se transformer en énorme loup beige et hargneux.
Si son adversaire en fut surprit il ne le montra pas. A vrai dire il donna plus l’impression de s’attendre à ce genre de réaction car au même instant il bondit dans sa direction et laissa place à un loup noir tout aussi imposant que celui qui avait prit la place de Nat’.
Grognement. Claquement de crocs. Poussière en tout sens.
Tel fut le remue-ménage que causèrent les deux animaux. Le loup sombre fit donc face à celui plus clair à l’oreille noire.
Nouveaux grognements.
La bataille se réengagea.
Plus forte, plus violente, plus féroce.
Le bruit était tel qu’il ameuta nombres de Millénaires plus ou moins près d’eux. En arrivant, beaucoup crurent que les deux chiens rivalisaient pour la place de leader. Mais aucun d’entre eux n’étaient Hideaki. Or pour une bataille entre adolescents… elle allait un peu loin !
Comme il l’avait déjà fait le vieillard dirigeant intervint. Sa vois claqua comme un fouet dans l’air. Son résultat fut immédiat, bien qu’il dû intervenir pour retransformer Nat’ en humain.
Et pendant qu’il les sermonnait tous deux, le garçon aux cheveux blonds-blancs ne put s’empêcher de remarquer les regards fixés sur lui. Beaucoup semblait être …déçut.
Oui, déçut était le mot.
L’homme sur lequel ils avaient fondés leurs espoirs prouvait désormais qu’il était indigne de leur confiance.
Incapable de se maîtriser.
Incapable de gagner contre un seul des leurs alors qu’ils désiraient le voir anéantir un clan…

- Disposez. Tous les deux !

La voix dure, le ton sec. Hideaki n’était pas d’humeur à se montrer paternel envers ces enfants qui avaient par trop épuisés sa patience.
Reizo se redressa le premier en faisant volte-face. Il s’enfonça dans la forêt derrière eux, seul. Pour sa part Nathanaël attendit quelques secondes, droit certes, mais regard au sol. Il prêtait l’oreille un instant. Il testait sa paranoïa.
Non. Il n’était pas fou.
On le fixait bien, on chuchotait bien sur lui.
Ne sachant trop s’il devait être furieux ou peiné de ces regards non désirés il s’avança. Vers là où il allait toujours quand ses entrainements se finissaient. Dans la petite maisonnée tenue par Aïko. La seule qui lui apportait un peu de réconfort dans ce monde animal.
Lorsqu’il s’avança il croisa le chemin d’Hideaki. Ce dernier n’avait pas bougé :

- C’était malgré tout un beau combat Nathanaël. Murmura-t-il à son passage. Tu entre définitivement dans la catégorie des tueurs nés.

- C’est vous qui le pensez. Répliqua-t-il amèrement.


Au moment où il entra le jeune loup fut surprit de constater l’absence de son amie. Mais à bien y réfléchir il était normal qu’elle ne soit pas présente. Car si à l’inverse des autres elle n’avait pas murmurée à son passage, elle n’en avait pas moins était là lors de son combat contre Reizo.
Il s’avança silencieusement dans la petite cuisine en bois et…
Ah oui… c’est vrai. Ses transformations avaient quelque chose de gênant…
Soupir.
Ils s’étaient donc fait enguirlander en public… en sous vêtements. Bah, au moins Reizo en avait aussi fait les frais.
Décidant d’attendre de voir si Aïko reviendrait il se posa sur sa chaise habituelle, s’y affala, aurait été un mot plus juste. Les yeux rivés sur le plafond il voulu commencer une intense réflexion quand la porte s’ouvrit subitement en grand laissant voir la silhouette d’une femme blonde aux yeux verts.
Aïko :

- Tu étais là ! S’exclama-t-elle soulagé.

- J’étais là. Confirma-t-il simplement.

- J’avais peur que tu ne sois parti, comme ça, pfioute.

Elle s’agitait en tout sens, puis finit par s’asseoir face à lui :

- Où veux-tu que je parte ? Je ne connais pas Endora… Même si en soit l’idée est tentante…

- Allez… Ne dis pas ça. Ce n’est pas si mal ici. Tu verras, tu finiras par t’y faire.
Il rit ironiquement :

- Je serais toi, j’en serais pas si sûr. Tout ceux qui avaient un tant soit peu voulu de moi ici ne l’on fait que parce qu’il voulait cette soi-disant puissance en moi. Maintenant qu’ils voient que ce n’est que du blabla ils aimeraient bien que je parte loin d’ici. Je suis inutile désormais… donc je n’ai plus ma place.

Une lueur de pitié passa dans les yeux de la louve :

- C’était vrai Nat’. Commença-t-elle. Au début nous te voulions uniquement pour ta puissance. Nous te recherchions pour ce que tu pouvais faire pour nous. Aujourd’hui personne ne peut affirmer qu’effectivement tu réussiras…puisque même toi tu ne veux pas le faire… Je ne nierais pas aussi que certains ne voient plus en toi leur héros. Mais moi et Hideaki… Nous t’apprécions tu sais. Nous t’aimons. Tu es l’un des nôtre, ça ne changera pas.

Elle se leva et s’approcha de lui :

- Pas vraiment en fait. J’ai du sang de vampire après tout. Je peux te mordre comme ça… sans prévenir. J’ai une part en moi qui est l’un de ses monstres qui vous répugnent tant.

Il ne put retenir un frémissement de surprise quand les doigts d’Aïko divaguèrent soudainement sur son torse :

- Qu’est-ce que…

- En as-tu vraiment envie ?

- Quoi ? Demanda Nat’ interloqué.

- Me mordre. Veux-tu vraiment me mordre ?

Le jeune homme réfléchit un instant :

- Non. Tu sens trop fort le chien.

Aïko partie d’un bref éclat de rire :

- Voila pourquoi je ne te crains pas. Les vampires ne ressentent qu’haine envers nous. Notre odeur les repousse trop pour qu’ils désirent s’alimenter de notre sang. En fait c’est peut être pour sa qu’ils nous détestent tant. Nous ne sommes pas comestibles pour eux… Et c’est la même chose pour nous. Notre flair canin ne supporte pas cette odeur de cadavre qui émane d’eux. Mais toi…

Elle se pencha vers lui. Bizarrement Nathanaël ne réagit pas, se contentant de l’observer. Ses paroles l’hypnotisant autant que bandant son cœur :

- Toi tu as à la fois ces deux qualités, et ces deux défauts. Les vampires ne seront pas tentés par ton sang de par ton odeur de chien et tes propres origines… Et les loups te supporteront avec plus de facilité car ton odeur vampirique se dissimule sous celle du Millénaire qui est en toi. Nous le sentons bien sûr… Mais elle ne nous choc pas. En fait, tu as même une certaine attirance. Tu as… ton originalité.

Elle se rapprocha encore un peu plus de son visage, ses doigts fins passant délicatement dans ses cheveux :

- Tu as l’odeur du risque, de l’aventure.

Doucement, lentement et pourtant sans que Nathanaël ne puisse réagir. Les lèvres d’Aïko frôlèrent celle du jeune homme, pour revenir s’y reposer une autre fois avec plus d’assurance et enfin avec le désir certain de se les approprier toutes entières.
Ses mains cessèrent de jouer avec ses mèches de cheveux pour s’y plonger complètement.
Se fut un long baiser. Long et langoureux auquel Nathanaël s’y abandonna totalement. Il y sentait la douceur, la tendresse. Des sentiments dont il avait besoin pour le moment.
Le jeune garçon aux allures s’y rebelles par le passé se soumettait sans condition aux caresses de la jeune femme.
A ses lèvres.
Quant enfin elle libéra son otage, doucement, sans accro elle le regarda droit dans les yeux. Sans faillir. Attendant qu’il reprenne ses esprits.
Elle se releva doucement :

- Je ne m’attendais pas à ce que tu embrasse aussi bien. Finit-elle par lâcher.

Ces paroles semblèrent réveiller le garçon. Il se redressa sur sa chaise en pinçant ses lèvres l’une sur l’autre comme pour s’assurer que plus rien ne les touchait :

- Je…

Il secoua la tête mais dû s’arrêter quand des doigts se posèrent sur ses lèvres :

- Ne dit rien. Je le sais déjà.

Un sourire tendre passa sur ses lèvres :

- Je ne pense pas que ce soit mon cas non plus… mais je pourrais bien le devenir.

- Alors pourquoi ?

- Je voulais te paraître plus sincère peut être.

Nathanaël se laissa retomber sur sa chaise. Si tous deux savaient que ni l’un ni l’autre ne s’aimaient…alors ça réglait le problème. La louve se rassit sur le bord de la table :

- Mais avoue que c’était agréable. Ajouta-t-elle gaiment.

L’homme sourit sans répondre. Sans le savoir…ou peut être pas… Aïko avait soulagée une partie de son poids sur le cœur. Car comme elle l’avait dit, embrasse-t-on une personne que l’on n’apprécie pas ?

- Que vas-tu faire maintenant ? Demanda-t-elle.

- Je t’avouerais que je ne sais pas. Hideaki ne me laissera pas partir comme ça je suppose.

Aïko bondit gracieusement sur le sol et se dirigea vers la porte:

- On a besoin de toi ici Nat’. Ne l’oublie pas.

Et elle sortie, laissant là le jeune homme et ses pensées tumultueuse. Il émit un profond soupir. Il n’avait nul désir de tuer, mais un pressentiment lui dictait qu’il ne serait pas aussi facilement libre en disant simplement non.
C’était le début d’après-midi. Le soleil tapait haut et fort dans le ciel lorsque Nathanaël, décidé, sortit enfin. Il s’arrêta un instant sur le pas de la porte, poussa un profond soupir et commença à marcher avec détermination en direction de la forêt. De là il s’y engouffra et suivit de quelconques traces de pas.
Il n’était certes pas un chasseur, encore moins un traqueur, mais Reizo n’avait pas eu pour but de dissimuler ses pas. Elles étaient donc profondément ancrées dans le sol. Le jeune homme n’y allait pas de bon gré, toutefois il savait pertinemment qu’il n’avait pas le choix et que prendre un peu sur lui-même pourrait se révéler fort utile.
Le trajet fut court.
Il découvrit son camarade ennemi près d’un large étang, assis. S’amusant ou faisant tout simplement passé le temps en lançant des cailloux dans l’eau. Son but paraissait être de faire des ricochets.
Nathanaël resta un instant en retrait mais l’homme loup tourna la tête dans sa direction et lui lança un regard noir :

- Qu’est-ce que tu fais là ? Lui demanda-t-il amèrement. Tu n’as pas remarqué, par hasard, que la place était déjà prise ?

Le vampire découvert s’avança alors et répliqua :

- Je ne porte pas vraiment d’intérêt à balancer des pierres dans l’eau en fait. Donc c’est plutôt toi que je suis venu voir.

L’interpellé plissa les yeux :

- Je n’ai rien à te dire, va-t-en.

Nathanaël s’approcha encore :

- Pas envie. Je dois te parler.

Ainsi, sans demander un quelconque avis contradictoire Nathanaël s’assit aux côtés d’un loup garou grognant :

- J’ai vaguement entendu parler de votre histoire, du clan…de toi.


- Et ?
Questionna-t-il agressivement.

- J’en ai déduis que tu as toutes les raisons de me détester. Mais qu’avant cela tu aurais pu essayer de te renseigner un peu sur moi et mes véritables intentions.

- Ben voyons…

- Je n’ai pas l’intention, ni même ne serait-ce que l’envie, de prendre ta place où celle d’Hideaki.

Reizo parut soudainement intéressé :

- Développe.

- Je ne pense pas que je pourrais tuer sciemment qui que se soit. Donc votre envie que je détruise tous les vampires… risque fort de tomber à l’eau. Je n’ai pas non plus envie de prendre sous ma coupe, si, et bien si je deviens aussi fort que vous voulez me le faire croire, une bande de loup-garou millénaire prêt à tuer tous ceux qui s’opposent à eux.

- Méfies-toi tu deviens insultant.

- Mais réaliste. Devenir chef chez vous signifierait pour moi accepté de prendre des décisions concernant la mort de nombreuses personnes pour une simple histoire de vengeance. Si je dois prendre la tête de la meute… alors je m’opposerais à vous à coup sûr, et vous me tueriez certainement pour faire ce que vous dicte votre tradition. Le résultat est clair. Il ne vaut mieux pas que je prenne une place qui ne me revient pas.

- Tu veux quoi au juste ? Attirer ma sympathie ? Ça ne fonctionne pas comme ça, désolé.

- J’n’en ai rien à faire de ta sympathie. Toi et moi ne pourrons jamais devenir amis. On ne se supporte même pas en peinture alors je ne me fais pas d’illusion. Mais j’ai un marché à te proposer. Apprend moi le plus rapidement possible l’art de se maitriser, l’art de combattre. Je ferais de mon mieux pour apprendre, je ne rechignerais pas à l’effort. Et lorsque j’aurais acquis le nécessaire…je partirais.

Reizo fixa son regard sur la surface de l’eau, pensif. Prenant une décision il se leva, se planta devant Nathanaël et tendit la main :

- Ça marche. Plus vite tu seras prêt, plus vite tu disparaitras. Je ne te ménagerais pas et je ne tolérerais aucune plainte. Mais je t’apprendrais du mieux que je le pourrais.

Le garçon planta son regard dans Reizo et serra la main du loup :

- D’accord.

Le reste se déroula sans grand anicroche. Bon l’amitié n’existant pas entre Reizo et Nathanaël il ne faut pas croire que leur relation se mua en un amour fou et passionné. A vrai dire il se tapait dessus avec plaisir. Disons que leurs séances était peut être… plus pédagogues ?
Les jours passèrent.
Les semaines défilèrent.
Nathanaël fit des progrès époustouflants.
Un jour d’entrainement presque comme les autres. Alors que les deux jeunes gens aux visages ruisselants se faisaient face, Reizo poussa un profond soupir :

- Quoi ? Demanda Nat’.

- Tu fais des progrès, c’est sûr. Mais tu n’as toujours pas développé ta magie.

Le vampire-loup haussa les épaules :

- Je n’en ai peut être tout simplement pas.

- J’en doute. Répliqua sceptiquement le loup. Bah on verra bien. Ta magie s’éveillera en temps voulu.

Et les leçons reprirent.
Le tout apparut lors d’une balade inopinée à l’extérieur. Nathanaël, accompagné d’Aïko et d’autres des siens s’étaient autorisés une petite virée dans un village voisin afin de permettre au jeune homme de décompresser un peu de ses intenses séances d’entrainement.
Ce soir là le groupe s’autorisa à boire plus que de raison. Ils n’étaient certes pas rendus au point de se trainer par terre ivre mort, mais les esprits étaient assez échauffés et la conversation dériva plus ou moins naturellement vers la future capacité de Nathanaël à vaincre ses ennemis.
C’est là qu’il éclata de rire :

- Comme si j’en étais capable ! S’exclama-t-il. Moi, faire face à eux. C’est du n’importe quoi !

- Quand tu auras tes pouvoirs…

- Mais j’en ai pas !

- T’es un fils du feu ! Bien sûr que tu en as.

- Je suis le fils de mes parents et rien d’autre !

L’un des camarades de tables se leva alors brusquement en faisant tituber son verre :

- Arrête de te foutre de nous ! T’affirmais bien que tu valais rien au combat y quelque temps et maintenant tu rivalises avec Reizo ! Y en a marre de t’entendre déblatérer des imbécilités juste pour te donner une porte de sortie !

- Quel porte de sortie? Répliqua Nat’ en se levant à son tour.

- Tu fuis. Tu ne veux pas affronter les vampires.

Cette fois le jeune homme partit d’un rire ironique :

- Evidemment que je ne veux pas les combattre. Et je ne le cache pas. Je ne suis pas concerné. Je ne suis pas un tueur. Je ne vais pas assassiner des gens pour le simple plaisir. Encore moins s’ils ont de la magie et pas moi.

- Mais tu en as ! S’énerva son interlocuteur. Tu as le feu !

- Bien sûr ! Ironisa le garçon. Donc j’ai juste à étendre la main et dire allume toi !

Accompagnant le geste à la parole, Nathanaël avait allongé son bras, droit devant lui. Et si la manifestation ne se dévoila pas à l’instant même ou il déclama son incantation, sa main prit soudainement feu créant stupeur et joie parmi les compagnons de boissons.
Nathanaël quant à lui partit brusquement en arrière et « AAAAAAAAAAAAAAH !!! » fut sa première réaction. Avant de tomber violemment au sol.
Il faut dire que voir l’un de ses membres s’enflammer, pour un bonhomme d’un monde comme le notre, à de quoi surprendre.
Toujours en feu il se redressa en secouant précipitamment sa main dans les airs comme pour l’éteindre. Se rendant à peine compte que nulle douleur ne le lacérait. Dans sa bouche s’ensuivit alors tout un déversement de juron destinés à évacué le trop plein de stress qu’il venait d’assimiler. Autour de lui ses camarades tentaient vainement de lui faire entendre raison et le pousser à l’immobilité.
Son pouvoir ne pouvait pas lui causer de la souffrance. Si ?
Et ce qui devait arriver arriva. A force de faire l’idiot la boule de flamme contenue dans la paume du jeune homme fut envoyée sur l’une des tables en bois, s’embrasant immédiatement :

- Et m***e !

Impuissant le garçon s’approcha malgré tout de la table. S’ils ne faisaient rien le bâtiment allait prendre feu à son tour. C’est donc tout inutilement que Nat’ s’essaya à des gestes apaisant en murmurant des « Tout doux. Disparaît ! » Et autre.
Peine perdu.
La table persistait à se consumer et les seaux d’eau peinaient à arriver.
C’est quand Nathanaël se passa les deux mains dans les cheveux avec un air désespéré que de sombres lanières surgir du sol pour s’enrouler autour de l’objet en proie aux flammes. Elles enlacèrent le futur désastre, se nouèrent autour d’elle jusqu'à former une grosse boule noir et disparurent dans le sol.
La seconde d’après feu, tables et magie avait déserté la place. Laissant le silence régner. Laissant chacun digérer le spectacle.
Le jeune homme se retourna vers ses camarades :

- Qui à fait ça ? Demanda-t-il.

Un blanc.
Une réponse :

- Toi. Répondit Aïko dans un souffle.

Nathanaël, bien plus clame à présent, secoua doucement la tête :

- Impossible. Je ne sais pas faire de la magie.

- Ne te refuses pas à la réalité. C’est toi qui à créer les flammes, c’est toi qui les as fait disparaitre. C’est aussi simple que cela…

Le vampire-loup resta un instant étourdi :

- Vous allez me la payer au moins cette table. Réclama soudainement l’aubergiste.


Trois jours passèrent.
Trois jours durant lesquels Nathanaël passa plus de temps encore à s’entrainer. Que se soit au corps à corps ou à maitriser sa magie.


Reizo soufflait bruyamment. Nat’ transpirait à grosses gouttes.
Les deux rivaux se fixaient d’un regard indescriptible. Leur haine restait présente, mais n’était plus aussi forte qu’avant.
Reizo fut le premier à se redresser :

- Viens avec moi.

- Où ?

- Tu es prêt.

- C’est pas une réponse ça !

Le loup noir haussa les épaules et continua son chemin. Nathanaël n’eut donc d’autre choix que celui de le suivre pour avoir sa réponse.
Ils marchèrent un certain temps avant d’apercevoir une grande demeure faite de bois. Le jeune loup plissa les yeux en approchant. Il cherchait un détail, un indice pour lui signifier ce qu’il représentait. La seule chose qu’il aperçut fut quatre gros loups veillant silencieusement autour de la bâtisse. Ayant désormais une vague connaissance des capacités des siens, il jugeait que le bâtiment devait avoir de son importance :

- C’est ici que sont entreposées les armes sans propriétaires. Cela ne veux pas dire qu’elles sont inutiles, faibles ou quoique se soit d’autres. Certaines le sont effectivement. Mais d’autres…

Reizo secoua la tête :

- Rentre là-dedans et laisse toi guider.

Sans un mot de plus le garçon fut poussé dans le dos et se trouva immanquablement à l’intérieur. Les portes se refermèrent derrière lui en craquant.
Le garçon jeta un regard en arrière et soupira.
Il nageait en plein délire :

- Et comment je fais pour me laisser guider ? Interrogea-t-il à haute voix.

Rien ne lui répondit.
Nouveau soupir.
Jugeant qu’il était préférable d’avancer plutôt que de rester immobile le jeune homme défila donc au gré des étagères. Le lieu mal éclairé ne lui permettait pas d’admirer tout ce qui s’y trouvait. Cependant il distinguait tout de même des épées rouillées et des armes si acérées qu’il lui paraissait se couper simplement en les regardant. Certaines brillaient d’un éclat inquiétant quand d’autres étaient plus ternes que la poussière.
Il y avait vraiment de tout et de rien ici…
Mais Nathanaël continuait de marcher. Ne sachant son chemin, ne sachant trop quoi faire.
Il déambulait au travers des équipements. Puis soudain…
Alors que le vampire-loup avait pris à partie d’ignorer, comme il l’avait déjà fait, une série de rayons, il s’arrêta.
Aucun bruit ne troublait l’atmosphère et pourtant… Pourtant le garçon en aurait mis sa main à couper, il avait perçu quelque chose.
Une voix ?
Non.
Autre chose…
Quoi alors ?
Qui sait ?
Intrigué (et il l’aurait juré, un peu forcé). Nathanaël s’avança. Il ne ressentait pas d’inquiétude. Un état de profonde quiétude s’installait même en lui.
Le même état dans lequel il était entré lors de son changement de monde.
Un état contre lequel il ne pouvait se débattre.
Arrivé aux trois quart du rayon il se stoppa et fit face à l’une des étagères. Là, ses yeux se posèrent sur… un bracelet.
Un bracelet cylindrique, d’un métal gris plus clair que l’acier, d’une largeur de deux doigts et où un large fil marine (1 cm environ) prenait place au centre du bijou pour en faire le contour. A cela se rajoutait quelques gravures gracieuses où se mêlait courbe et harmonie.
Nathanaël approcha sa main du bracelet. Seul objet qui ne paraissait pas être fait pour tuer dans cette salle.
Il s’en empara doucement et tenta de le faire glisser à son poignet.
Raté.
Il était trop petit pour lui.
C’est alors que l’impensable se produisit.
L’objet s’agrandit, passa délicatement la main et s’ajusta parfaitement à la taille de son nouveau propriétaire. Toutefois à présent, le bracelet ne pourrait plus se retirer.
Reprenant ses esprits le jeune homme leva son poignet à hauteur d’yeux pour mieux admirer la finesse du bijou.
Un sourire béat passa sur son visage et il recula d’un pas. Il rentra alors en collision avec l’étagère située derrière lui. Il n’y aurait eut nul dégât si Nathanaël n’aurait pas brusquement sortie de sa transe et faisant un demi-tour rapide sur lui-même tout en serrant le poing.
Un fracas épouvantable s’ensuivit.
L’étagère en partie sectionnée venait de faire dégringoler quantité d’armes sur le sol.
En position de défense Nathanaël mit un peu de temps à comprendre qu’il était la cause de se foutoir. Le bracelet avait mué.
Une plaque de métal s’était formée sur le dos de sa main et quatre grandes griffes en jaillissaient. Ses coups de poing allaient devenir plus dangereux d’un coup. De même un autre anneau s’était formé juste avant son coude et aidait à tenir en place la longue et courbe lame qui s’étendait du poignet à à peu près un mètre derrière le coude :

- Nathanaël ça va ?

Reizo et des deux loups s’étaient engouffrés dans le bâtiment laissant apparaître une nouvelle lumière. A moitié abasourdi ce dernier répliqua vaguement :

- Euh… oui je vais bien.

Lorsque le loup noir le vit enfin il hocha la tête :

- Toujours aussi doué pour mettre le bazar là où tu passes… mais tu sembles avoir trouvé. Ranges ton arme et laisses les autres s’occuper d’ici. Tu risquerais d’aggraver les choses.

Nathanaël tiqua, toutefois il ne pipa mot. Son problème consistait dorénavant à faire redevenir bracelet son arme ce qui…
Etait déjà fait.
Il observa son nouveau jouet, intrigué. Elle se retransforma en arme, redevint bracelet.
Il soupira d’aise. Enfin quelque chose de simple à maitriser…
Le retour se passa tranquillement. Enfin presque.
Nathanaël s’amusant à faire et défaire son arme commençait quelque peu à taper sur les nerfs de Reizo. Mais dans l’ensemble, les deux individus arrivèrent en assez bon état au village.
Cependant le contentement du garçon de s’intégré petit à petit à la meute fut de courte durée.
En effet lorsque Nat’ se leva le lendemain le ciel pourpre ne lui sembla pas de bon augure, d’ailleurs tous les membres de la tribu étaient nerveux.
Jamais pareil soleil n’avait été vu à Endora.
Quand le vent cessa de souffler, alors que leur refuge se trouvait au beau milieu de la forêt, l’inquiétude fut à son comble et exceptionnellement l’entrainement n’eut pas lieu ce jour-ci.
L’attente fut insupportable, chacun priant presque pour que cette dernière cesse.
Presque.
Car quand la calamité arriva…
Chacun aurait préféré attendre un peu plus.
Le choc les balaya avec violence.
La pluie qui tomba causa de nombreuses blessures. Bénédiction que de vivre au côté d’une forêt disposant de grandes réserves d’abri. Cela permis à la grande majorité des loups-garous de s’abriter… et de survivre.
La seconde onde de choc les secoua pourtant violemment et leur perte de conscience fut collective.
Tas informe d’humains et de loups, emmêlés les uns sur les autres pendant plusieurs jours.
Nathanaël fut l’un des premiers à s’éveiller. Mais pas le premier.
Non, c’était Reizo.
Un instant paniqué il se rasséréna en voyant les poitrines de ses compagnons se soulever à un rythme régulier.
Ils n’étaient pas morts.
Secouant le tas de poussière maculant ses vêtements, Nathanaël se dirigea vers la présence assise à l’extérieur de leur refuge.
Reizo… Il soupira. Pour son réveil il aurait apprécié n’importe quelle autre compagnie à la sienne :

- Yo. Fit-il malgré tout en s’approchant. Qu’est-ce qui s’est passé au juste ?

Reizo le regarda d’un œil morne:

- Regarde par toi-même.

Le jeune homme releva alors la tête et resta un instant sidéré. La forêt était en grande part dévasté, il ne faisait nul doute que le village devait être à peu près dans le même état et… :

- C’est maintenant ou jamais. L’interrompis le loup noir.

- Hein ?

- Si tu veux partir. Quitter la meute. C’est maintenant… ou jamais.

- Maintenant ?! Mais vous avez besoin d’aide, de bras… pour tout reconstruire… Il vous faut…

- A part moi personne n’est réveillé. Personne ne partira donc à ta recherche immédiatement. Et même si je n’étais pas le seul, on ne pourrait perdre du temps à courir après un loup qui ne veut pas venir. Tu l’as dit toi-même. On va avoir besoin de bras. On va devoir tout refaire. Notre vie, le village… Tu crois sincèrement que nous allons perdre notre temps avec toi ?

Nathanaël reporta son regard vers le paysage dévasté :

- Non.

Mais cela lui faisait un peu mal au cœur de les abandonner de cette manière. Il jeta un dernier coup d’œil attristé vers Aïko, Hideaki, puis fixa l’horizon :

- D’accord. Murmura-t-il. Je vais y aller.

- Le monde à changer. Lui rappela Reizo. Méfies-toi de tout et de tout le monde.

Le jeune homme hocha la tête :

- J’y veillerais.

Et sans un mot de plus Nat’ laissa place à Loup. Ce dernier s’élança joyeusement à pleine vitesse entre les vestiges du passé Endorien.
Enfin la liberté !
Il galopa à toute allure.
Loin, vite.
Le gibier fut facile à trouver. Pour la plupart encore endormis.
C’était lâche certes. Mais c’était la loi du plus fort… en plus Loup avait faim. Puis il reprit son chemin. Ce ne fut que lorsque son odorat canin perçut l’odeur humaine que Nathanaël reprit sa place.
Bon d’accord cela lui laissait un air peu vêtu. Mais il préférait cela que d’apparaitre avec sa forme de gros chien.
Marchant tranquillement sur le chemin il croisa une caravane entouré de soldats solidement armés et l’air peu avenant.
Les temps avaient-ils changé si brusquement ?
L’allure hargneuse des mercenaires se changeant en moqueuse quand ils passèrent à côté du jeune homme peu habillé. Les demoiselles conduites dans les voitures firent, elles, minent de ne pas le regarder.
Quelle indécence !
Enfin bizarrement leurs yeux se tournaient de temps à autre vers le corps mat et musclé du jeune loup. Pour ce qui était des jeune filles de moins haut rang, voir sans rang du tout elles n’hésitaient pas à reluquer ce jeune inconnu aux allures d’homme véritable.
Bien que pas véritablement à l’aise Nat’ s’appliquait à afficher un air blasé. Paraître gêné l’embarrasserait encore plus.
Un soldat parut alors le prendre en pitié et l’interpella :

- Ohla petit.

« Le petit » regarda dans sa direction :

- Tu m’as pas l’air très habillé…

- Quelle perspicacité.

L’homme sourit :

- Besoin d’aide peut être ?

- Juste de quelques vêtement si vous avez. Bien que, comme vous pouvez l’apercevoir, je n’ai pas vraiment d’argent sur moi.

La caravane continuait de défiler à allure lente derrière eux mais le mercenaire prit le temps de réfléchir :

- Et si vous me disiez votre nom et l’endroit où je pourrais vous retrouver ? Je vous rembourserais dès que j’en aurais la possibilité dans ce cas. Proposa Nat’.

L’homme parti d’un grand éclat de rire :

- Et tu me crois naïf à ce point. Mon petit, je ne serais pas arrivé là si je croyais à d’aussi bonnes paroles. Mais tu m’amuses, et je trouve dommage de laisser un bonhomme tel que toi dans un tel état pour aller en ville. Tiens, prend ça !

Et il lui balança un pantalon prit au hasard dans sa sacoche :

- Et si jamais… Demande Alwin au clan du feu. J’y suis soldat.

Le vampire-loup hocha la tête :

- Je vous remercie monsieur. Je me nomme Nathanaël. Nathanaël Kazushi. Et je n’oublierais pas ma dette.

L’homme trapu partit d’un nouvel éclat de rire et fit partir son cheval au petit trop afin de reprendre sa place originelle :

- Si jamais tu désires reprendre la route, assures toi d’avoir des gardes du corps cette fois.

Sous entendait-il qu’il croyait que le jeune homme s’était fait détroussé. Ma foi… c’était l’explication la plus plausible qu’il soit. Pour sa part Nat’ enfila prestement son nouvel habit et partit à contre sens de la caravane.
C’est qu’il devait trouver une ville maintenant.
Il devait trouver du travail.
Il avait une dette à payer.
Le pantalon donné était trop large pour lui. Tant pis, il se débrouillerait avec. Au moins à présent il n’était plus en sous-vêtement mais torse-nu.
C’était un progrès…
Il mit peu de temps à arriver à la ville. Elle aussi n’était guère en bonne état. S’il trouvait du boulot, il ne serait très certainement pas payer cher.
Toutefois l’espoir fait vivre et Nathanaël s’y dirigea d’un pas énergique.
Ses demandes furent nombreuses, ses échec tout autant. Qui recherchait un serveur alors que plus aucun client n’affluait ? Qui voulait de l’aide alors qu’il fallait tout reconstruire en se méfiant des pillards ?
Les pillards…
Le jeune homme aurait pu proposer son aide comme garde du corps… Une dame vieille dame lui en fit même la remarque en tâtant ses muscles d’une main experte, cependant ce métier ne l’enchantait guère.
Il dû donc se résoudre à passer la première nuit dehors. Ce n’était pas une chose bien grave. Les nuits étaient encore chaudes et il commençait à prendre le coup.
C’est donc assez paisiblement (puisque de toute façon il n’y avait rien à voler sur lui) qu’il s’enfonça dans le sommeil. Autour de lui pourtant, le silence mis du temps à se faire.
Il fallait travailler dur et tard pour se remettre sur pied en ce moment…

HJ/ Bon je m’arrête là, je te laisse y mettre ton petit grain de sel et je provoque une bataille après ton post. Ça te dit ? Parce que ces presque 20 pages font un peu longues. Non ? ^^’
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MessageSujet: Re: On ne peut échapper à son destin (c'est quoi ce titre de m***e? ><) Ven 20 Aoû - 16:38

HJ/ EZPJS%QA%Q D8 Faut que je lise tout ça ? D8 Bon... Bah je risque de mettre un ptit moment à répondre alors x')
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MessageSujet: Re: On ne peut échapper à son destin (c'est quoi ce titre de m***e? ><) Ven 20 Aoû - 16:47

HJ : je crois que tu as le droit de ne lire que ce qui est en vert, à la fin ^^

Nat', t'as pas idée de poster des trucs comme ça quand je suis censée lire mes bouquins de français? Razz
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MessageSujet: Re: On ne peut échapper à son destin (c'est quoi ce titre de m***e? ><) Ven 20 Aoû - 16:51

ouah ! impressionnant ! =O
j'avoue, je ne sais pas si je vais avoir le courage de tout lire maintenant ^^"
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MessageSujet: Re: On ne peut échapper à son destin (c'est quoi ce titre de m***e? ><) Ven 20 Aoû - 17:55

*Pas taper!!!!*
hum hum Oui kara, Ismel à raison. Tu peux ne lire que ce qui est en vert Wink J'avais prévu pour toi exprès =)
Et je vous re demande pardon pour cette longueur inhumaine.
Et puis de totue façon z'êtes pas obligé de lire hein ^^'. Surtout que c'est vraiment que la life de natou là ^^"
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MessageSujet: Re: On ne peut échapper à son destin (c'est quoi ce titre de m***e? ><) Ven 20 Aoû - 19:29

HJ : Tu crois vraiment qu'entre ton message et Jean Giono je peux hésiter longtemps? J'ai déjà tout lu Razz
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MessageSujet: Re: On ne peut échapper à son destin (c'est quoi ce titre de m***e? ><) Ven 20 Aoû - 23:38

Oki bah je lis/rep dès que je peux Smile
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MessageSujet: Re: On ne peut échapper à son destin (c'est quoi ce titre de m***e? ><) Sam 21 Aoû - 12:17

Oki \o/
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MessageSujet: Re: On ne peut échapper à son destin (c'est quoi ce titre de m***e? ><) Mer 1 Sep - 21:37

Viccy s'affala sur son bureau couvert de paperasses. Elle avait passé plusieurs de trois heures à signer, lire, écrire, relire et réfléchir. Son cerveau saturait et un mal de crâne affreux commençait à la déranger. Après avoir fini un dernier dossier, elle se leva, enfila une longue robe simple, et sortit dehors.

Il faisait nuit, mais la cité était bien éclairée, et encore animée. Viccy marcha lentement dans les grandes allées, profitant de la fraicheur et du calme nocturne. C'est alors qu'elle aperçut un jeune homme seul, assis dans un coin. Il était plutôt séduisant. Elle esquissa un sourire est s'approcha.

" Bonsoir. Puis-je savoir ce que fait un si beau jeune homme seul dans la rue la nuit ? "

HJ/ Elle va s'le faire D8 xD
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MessageSujet: Re: On ne peut échapper à son destin (c'est quoi ce titre de m***e? ><) Mer 1 Sep - 22:16

HJ/ XD C'est ce qu'on va voir Wink

Nathanaël releva la tête quand une jeune femme l’accosta soudainement :

- Hé ben… Répondit-il prit au dépourvu. Je dois avouer que je me pose la même question.

Jaugeant impolis de rester au sol alors qu’on lui parlait, le garçon se releva tout en ôtant la poussière sur ses affaires trop grandes pour lui :

- A vrai dire je cherchais du travail.

Il fit un geste vague de la main :

- Mais personne n’a trop l’air intéressé par ce que je peux faire.

Il fit la grimace :

- D’un côté je ne sais pas faire grand-chose… Et d’une autre manière…

Les yeux du jeune homme rencontrèrent ceux de son interlocutrice :

- Je peux aussi vous demander ce que vous faites dehors par les temps qui court.
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MessageSujet: Re: On ne peut échapper à son destin (c'est quoi ce titre de m***e? ><) Jeu 2 Sep - 0:49

Viccy regarda le jeune homme se lever et elle l'écouta avec amusement.

" Je suis la dirigeante de ce Clan et de cette cité, je peux donc me promener à ma guise dans ces rues. "

Elle détailla le bel inconnu de haut en bas et soupira.

" Vous êtes dans un état assez effrayant je dois dire... Venez avec moi. "

Viccy lui indiqua de la suivre et prit la direction du chateau.

" Quel est votre nom au fait ? "

HJ/ On continue au chateau de Firewall ? Ca fera plus logique x)
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MessageSujet: Re: On ne peut échapper à son destin (c'est quoi ce titre de m***e? ><) Jeu 2 Sep - 12:32

ok ^^
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MessageSujet: Re: On ne peut échapper à son destin (c'est quoi ce titre de m***e? ><)

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On ne peut échapper à son destin (c'est quoi ce titre de m***e? ><)

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