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Sán Lisënsel

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MessageSujet: Sán Lisënsel Mar 8 Juin - 21:58

Mesdames et Messieurs, armez-vous de courage, voici sans doute l'histoire la plus longue de toute l'Histoire d'Endora...
je vous souhaite une bonne lecture o/



Nom : Lisënsel
Prénom : Sán
Race : humain métamorphe, dit Malvísenam (voir l’histoire)
Age : 22 ans
Cheveux : bruns à reflets roux
Yeux : gris
Taille : 1m83

Description : Cheveux bruns, yeux gris. Sán pourrait passer, à première vue, pour un garçon banal. Il n’est pas vraiment ce qu’on appelle haut en couleurs, ne porte pas de vêtements attirant l’attention. Cependant, il émane de ce jeune homme un étrange et mystérieux charisme, qui fait qu’on le remarque même perdu au milieu d’une foule. Il possède un regard gris acier qui peut caresser comme transpercer, à l’image de la lame qu’il porte accrochée derrière son dos. Et il se caractérise, Mesdames et Messieurs, par un sourire singulier pouvant en faire tomber plus d’une.


Histoire : Le mot « métamorphe » a une connotation très large. Dans son sens le plus connu, il indique tout simplement le fait qu’un être, quel qu’il soit, puisse se transformer en un autre être d’une espèce différente. Si l’on suit cette définition, les loup-garous rentrent donc dans cette catégorie. Cependant, peu qualifient cette race de métamorphe, pour la bonne et simple raison qu’elle n’est considérée que comme une seule espèce. Ainsi, le mot espèce prend la signification du mot race, ce qui est incorrect. Mais passons.
Métamorphe, donc. La plupart des gens associent ce mot au fait qu’un humain, elfe, ou autre, puisse se transformer, partiellement ou totalement, en un animal. Ici, toutefois, seul le corps se transforme, et l’âme de la personne reste la même. En bref, l’espèce humaine et l’espèce animale ne font qu’un.
Il y eut des exceptions. Je pense en particulier aux loup-garous dits Millénaires, qui, lorsqu’ils sont novices, ont leur « âme-loup » dissociée de leur « âme-humaine ». Cependant, avec du temps et du soutien, ils peuvent arriver à un certain contrôle d’eux-mêmes et de leurs transformations. Cette race se rapproche un peu de celle qui nous intéresse, tout en étant radicalement différente. Mais voyez plutôt.

Une race peu connue, voire pas du tout. Une race qualifiée de métamorphe par ceux qui n’en font pas partie. Les autres aiment à s’appeler entre eux Malvísenam, ce qui peut signifier, entre autres, Double Ame ou Plusieurs Ames.
Cette race si particulière, est pratiquement disparue. Une raison simple à cela. Mais laissez-moi d’abord vous expliquer de quoi il s’agit.
Malvísenam, donc. Une race bien étrange. Peut-on même la qualifier de race ? Faisons simple. Imaginez une espèce humaine et une espèce animale, compagnons de route et de vie. C’est fait ? Bien. Maintenant imaginez-les partager perpétuellement leurs pensées, leurs sentiments et leurs rêves, sans pour autant avoir les mêmes.
Enfin, et cela devient plus difficile, tentez d’imaginer que, liés par un obscur serment des temps anciens, ces deux compagnons ne puissent pas se retrouver dans le même monde simultanément. En bref : deux corps et deux âmes, ne pouvant être séparés que par la mort.
C’est assez compliqué de concevoir une telle image. Mais n’y faites pas attention, et passez à la suite de l’histoire.

Cette « race », si l’on peut la qualifier ainsi, présente de nombreuses particularités. Ainsi, si l’un des deux compagnons est blessé, l’autre ne subira pas de dommages, ce qui lui permettra, lors d’un combat, de prendre sa place. Ce qui, avouez-le, se trouve fort utile. Le compagnon blessé est ainsi préservé, et ne peut recevoir d’autres blessures.
Une autre de ses particularités, et non des moindres, est que si l’un des compagnons meurt, l’autre survit. On assiste alors à un étrange phénomène de séparation des corps. Prenons un exemple simple : l’un des compagnons est un tigre, l’autre, un humain. Si l’humain meurt, le corps et l’âme du tigre se séparent du corps et de l’âme de son compagnon, et il devient un tigre ordinaire. Il peut ainsi continuer à vivre. Cependant, cela est rare. Lorsqu’un des deux compagnons trépasse, l’autre se laisse le plus souvent mourir. Et cela est compréhensible. Comment vivre après la mort d’un compagnon qui fit littéralement partie de vous ? Qui partagea vos peines, vos espoirs et vos rêves durant votre vie entière ? Impensable, n’est-ce pas… Cette particularité est la raison pour laquelle cette espèce a pratiquement disparue.
Mais, s’ils partagent pensées et sentiments, me direz-vous, ils n’ont plus aucune intimité ? Eh bien si. Un chercheur dont le nom fut oublié prouva que le deuxième corps du Malvísenam, celui restant inactif lorsque l’autre se trouvait sur Endora, pouvait évoluer dans une sorte de dimension parallèle, immatérielle et impossible à décrire, mais existante. Ainsi, si l’un des compagnons éprouve un besoin d’intimité, l’autre s’éloigne dans cette dimension, tout simplement.

Mais passons à l’histoire, la véritable histoire, de Sán.

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Un loup. Un énorme loup noir, courant à travers la forêt.
Un métamorphe. Ou plutôt, la facette animale d’un Malvísenam.
Devant lui, une biche. Le cou frêle, le dos délicatement tacheté, le gracile animal tente désespérément d’échapper à son poursuivant.
Le loup accélère.

# Je vais me la faire ! #

Un rire retentit dans son esprit. Nielsen, la deuxième âme. Un humain aux cheveux bruns et aux yeux clairs, compagnon de vie du grand loup.

# Doucement, Felnor, doucement… Je peux comprendre que tu aies faim, nous n’avons pas mangé depuis trois jours après tout, et que la chasse de ce pauvre animal ait quelque chose de grisant, mais ne la malmène pas trop, d’accord ? #

Une voix douce d’où perçait l’amusement face à la course éperdue du loup. Celui-ci secoue la tête, accélère encore.

# Tu sais bien que je ne les fais jamais souffrir, Niels’ ! D’ailleurs, je m’en vais mettre fin à cette course épuisante immédiatement ! #

Un bond énorme. Les mâchoires du loup se referment sur une des pattes arrières de la biche, qui glapit et s’effondre, déséquilibrée. Le loup relâche sa prise, s’apprête à bondir pour achever la bête…
L’image de la biche se trouble. Le loup n’a pas le temps de comprendre, il se reçoit un coup de bâton vigoureux dans les côtes qui le fait gémir et se reculer d’un bond.
A la place de la biche, une jeune femme aux cheveux roux flamboyants et aux yeux gris, la main crispée sur un bâton, les dents serrées de colère.

« Ne touche pas à Lisën, sale bête ! »

Le loup écarquille les yeux. Lui et Nielsen comprennent subitement à qui ils ont affaire.

# Sacré nom de dieu, une Malví ! #

# Bon sang ! Felnor, tu ne m’en veux pas, je prend ta place ! #

Le loup acquiesce et disparaît rapidement.
Hors de question de se reprendre un coup de bâton !
Nielsen se précipite vers la jeune femme qui, stupéfaite, ne bouge pas.

« Je suis vraiment désolé ! Nous ne savions pas que votre compagne était une Malví, sinon, soyez-en certaine, il ne l’aurait pas attaqué ! Nous somme confus. »

La jeune femme reste un instant silencieuse, vaguement choquée. Puis, elle murmure :

« Grands dieux, je ne m’attendais pas à trouver un autre représentant des Malvísenam ici… »

L’homme sourit.

« Nous non plus, croyez-le bien. Permettez que je soigne votre compagne, j’ai quelques rudiments en magie guérisseuse. »

La femme hésite un instant, puis accepte. La biche réapparaît, darde ses doux yeux noirs sur Nielsen qui s’empresse de refermer la blessure causée par le loup. La biche se relève, fait quelques pas, surprise.

# Merci ! Je m’appelle Lisën. Vous êtes le compagnon du rustre qui m’a attaquée ? #

Nielsen esquisse un sourire contrit.

#Eh bien, oui. J’en suis désolé, et lui aussi. Nous ignorions totalement qui vous étiez, et nous n’avons pas mangé depuis trois jours, alors vous comprenez… #

L’animal hoche doucement la tête.

# Seriez-vous perdus ? Deliane a un sens de l’orientation hors pair, elle saura vous guider. #

Le biche disparaît, la dénommée Deliane darde un regard amusé sur le jeune homme.

« Trois jours, hum ? Si votre compagnon a abandonné l’idée de vouloir dévorer Lisën, je vous guiderais avec plaisir. »

Nielsen sourit.

« Croyez-moi, votre coup de bâton l’en a dissuadé. C’est donc avec reconnaissance que nous vous suivons. Au fait, je m’appelle Nielsen, et ce gros…

#Hé ! #

… pardon, grand loup noir se nomme Felnor. Enchanté, Deliane. »

La jeune femme esquisse un sourire. Elle détaille un instant celui qui lui fait face, et se surprit à constater qu’il est plutôt beau garçon. Le rire gracieux de Lisën retentit dans son esprit.

# Doucement, ma belle, tu vas un peu vite en besogne ! #

Deliane rougit légèrement. Sans un mot, elle fait signe à Nielsen de la suivre, et s’éloigne entre les arbres.

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Vous l’avez deviné. Cette rencontre entre Nielsen et Deliane fut la rencontre entre les parents de Sán. Durant le voyage, ils sympathisèrent. Puis, ils se revirent. Ils appréciaient les moments passés ensemble, et ceux-ci se multiplièrent.
Et, une chose en entraînant une autre, ils finirent par s’aimer. Passionnément. Ils entretinrent une relation aussi singulière que celle qu’un loup et une biche pourraient avoir. Mais, étrangement, cette relation marcha. Felnor et Lisën, sans entretenir entre eux une grande amitié, s’affectionnaient et se toléraient parfaitement. Et, régulièrement, quand Deliane et Nielsen éprouvaient le besoin d’être seuls, leurs compagnons s’éloignaient et allaient ensemble se promener sur les rivages immatériels de l’étrange dimension parallèle que seuls les Malvísenam pouvaient saisir.
Et bientôt, naquit le fruit de cet amour. Un enfant. Cet enfant était Sán. Les parents étaient bien sûr ravis, mais aussi un peu inquiets.
Car, du plus loin qu’ils se souvenaient, jamais dans leur Histoire deux Malví d’espèces différentes ne s’étaient liés.
Que donnerait l’union d’une humaine ayant comme deuxième âme et corps une biche, et d’un humain un loup ? L’enfant aurait-il comme compagnon un cerf ? Un loup ? Ou un… obscur mélange des deux espèces ?
Nielsen et Deliane l’ignoraient. Aussi guettaient-ils avec appréhension le moment où le compagnon de Sán apparaîtrait.
Mais ce moment ne venait pas.
Sán eut un an. Deux ans. Trois ans. Il était un petit garçon éveillé à l’esprit vif, aux yeux gris et au sourire charmeur. Mais rien n’indiquait un quelconque compagnon. Jamais le corps de Sán ne s’estompait pour laisser place à ce qu’ils appelaient la deuxième âme.
Rien.
Et puis, lors de ses cinq ans…

« Maman, je… »

Deliane leva les yeux, surprise.

« J’ai… des voix… dans ma tête. »

La jeune femme se leva. Enfin ! Elle appela Nielsen, celui-ci s’accroupit devant Sán et lui sourit.

« Le moment est venu de découvrir ton compagnon, Sán. Allez, qu’il se présente ! »

Sán resta un instant immobile, à écouter et attendre. Ses parents lui avaient expliqué ce qu’il était. Mais là, c’était bizarre, il…
Soudainement, son image se brouilla. A sa place, se tenait un faon gracieux aux pattes minces et aux grands yeux noirs. La mère sourit, ravie.

« Un cerf ! Son compagnon est un cerf ! »

Elle se tourna vers son conjoint, taquine.

« Dommage pour toi, Nielsen, peut-être une autre fois ! Tu n’as… »

Brusquement, elle s’interrompit. L’image du faon s’était brouillée, non pas pour laisser place à Sán, mais…

« Un louveteau ! »

Oui, un louveteau, à la fourrure grise et aux yeux jaunes, qui fixaient les deux parents.
Ceux-ci échangèrent un regard de totale incompréhension.

« Impossible… »

« Il aurait… »

« Deux compagnons ? »

Eh oui. Sán avait hérité des gènes de ses deux parents. Ainsi, il n’avait pas un compagnon cerf ou loup, mais deux compagnons, cerf et loup.
L’image de Sán réapparut. Il leva des yeux angoissés vers ses parents.

« C’est grave ? »

Les deux parents se consultèrent silencieusement, puis secouèrent la tête.

« Non, bien sûr que non ! C’est inattendu et ça complique un peu les choses, mais… »

Ils s’interrompirent. Sán avait cessé d’écouter, les yeux dans le vague. Puis, il se mit à rire.

« Ils se disputent… Dans ma tête. C’est bizarre… »

Nielsen et Deliane échangèrent un regard surpris. Puis, il sourirent.
Bientôt, ils en apprirent plus sur les deux compagnons. Le faon s’appelait Tielsvak, le louveteau Akela. Qu’ils soient deux expliquait le fait qu’ils se soient manifestés plus tardivement. Sán se rendit bien vite compte que le loup s’était mis en tête de prendre en chasse Tielsvak, qui répliquait vertement. Cela se finissait en joute verbale, faute de mieux, que Sán, lassé, interrompait. Cela dit, bien qu’ils fassent semblant de ne pas se supporter, c’était plus un jeu de rivaux qu’autre chose.

Chez les Malvísenam, l’espèce privilégiée pour vivre sur Endora était celle humaine. La deuxième âme animale acceptait cette restriction sans peine, cela ne gênait aucun des deux compagnons. Mais dans le cas de Sán, cela posait problème. La possibilité de matérialisation, corps et âme, de ses compagnons sur Endora se réduisait d’autant plus qu’ils étaient deux. Avec leur rivalité constante, le garçon s’attendait à de la jalousie, une rébellion, lorsqu’il laisserait la place à l’un sur Endora et pas à l’autre.
Cependant, ce ne fut pas le cas. Tielsvak et Akela passèrent leur premier, et sans doute dernier, accord de leur vie.

« Le petit a la priorité. C’est Sán qui choisit, c’est sa vie. Nous n’interviendrons qu’à sa demande ou à sa proposition. Pas de protestations. Au nom de nos âmes liées jusqu’à la mort. »

Tels furent les mots de l’accord.

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Bruit assourdissant. Métal contre métal.

#Trop mou ! #

# Je voudrais bien t’y voir ! #

Sán, la sueur au front, recula, les bras légèrement pliés devant lui. Ses deux mains étaient crispées sur le pommeau d’une lourde épée ouvragée. Devant lui, accrochée à un arbre, une armure de métal cabossée.
Sán se remit en position, brandit son épée, et assena un coup vigoureux à l’aine de l’armure.

# Mais arrête donc ! Ça fait deux heures que tu t’entraînes. Le pauvre type dans cette armure aurait eu le temps de mourir au moins cent fois ! #

# Et puis regarde-toi ! Tu es exténué. Arrête un peu. #

Sán reprit son souffle. Suivant les conseils de ses compagnons, il se laissa tomber au pied d’un arbre.
Il se reposa un instant. Puis, il décrocha de sa ceinture un colt - rareté qu’il avait trouvée sur un marché et achetée à bas prix, sachant que personne ne voulait de cette bizarrerie - qu’il se mit à nettoyer avec application.

# Non, ne me dis pas que… #

# Ce gamin est intenable ! #

Sán se mit à rire. Il se leva, marcha sur quelques centaines de mètres et arriva devant une aire dégagée, une grande clairière portant à son milieu un énorme rocher. Sur ce rocher, une cible déjà criblée de trous.
Le garçon décrocha la cible, fit le tour du roc et saisit une autre cible, celle-ci indemne, disposée avec ses semblables derrière le rocher. Il l’accrocha à la place de l’autre, se recula d’une bonne distance, tendit le colt devant lui, visa…
Une détonation retentit. Six autres suivirent.
Sán remit le cran d’arrêt de son pistolet, s’approcha de la cible et l’étudia d’un œil critique.

# Qu’est-ce que tu cherches ? Tes tirs sont parfaits, comme d’habitude. #

# Et puis franchement… Pourquoi tu t’entraînes ainsi ? Tu verras, un de ces jours, Nielsen ou Deliane s’en rendront compte, et alors… #

Sán fit un geste insouciant de la main.

# Ça pourra toujours me servir… Plus tard. #

Oui, plus tard. Car pour l’instant, le garçon de quatorze ans n’avait pas vraiment à s’inquiéter.
Il vivait dans un coin paisible avec ses deux parents, près d’une forêt. Habitué à la solitude, il passait de longues heures à se promener dans le territoire, avec pour seule compagnie les voix de Tielsvak et Akela dans son esprit.
De longues heures à s’entraîner, aussi. Ses parents l’ignoraient, mais Sán avait fait l’acquisition d’une épée et d’un colt, lors d’un de ses voyages en solitaire qui avaient duré plusieurs jours. Depuis, il s’entraînait inlassablement.
Seul. Pour les tirs au pistolet, cela n’avait pas été un problème. Dès qu’il en avait compris le fonctionnement, ce ne fut pas difficile pour lui d’apprendre rapidement. Mais pour l’art du combat à l’épée, Sán n’y connaissait absolument rien.
Pourtant, il était né pour être guerrier. Il avait ça dans le sang, bien qu’il ne sache absolument pas de qui il héritait. Et, malgré le manque criant d’un professeur, ses coups au début malhabiles avaient gagné en précision, en force, en vitesse. Il était à dix lieues de savoir se battre parfaitement… Mais, s’il se retrouvait dans un combat, il ne serait pas totalement démuni.
Bien qu’il n’ait rien dit à ses parents, ceux-ci se doutaient que Sán ne faisait pas que se balader, lorsqu’il partait pour ses longues escapades. En effet, il revenait le plus souvent en sueur, parfois légèrement blessé… Et surtout, il prenait en stature, jour après jour. Il n’était plus le petit garçon frêle qu’ils avaient connu, mais un jeune homme musclé et charismatique au regard gris acier. Et un beau jeune homme, ma foi.

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# Bon sang, ce que j’ai chaud… #

# Ton entraînement y est pour quelque chose, non ? #

# Ben, pas tant que ça. J’ai l’impression que… Attendez… #

Sán écarquilla les yeux.

# Ce bruit… Cette odeur… Non ! #

# Quoi ? Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ? #

# Tielsvak, Akela… Lequel de vous deux est le plus rapide ? #

# Quelle question, moi, bien sûr ! #

# N’importe quoi ! C’est moi ! #

# Un cerf ne peut pas être plus rapide qu’un loup ! #

# Bien sûr que si, tu t’es vu ? Tu es lourdaud, maladroit, alors que je suis fin, gracieux… #

#Non mais vous l’entendez ?! Qu’est-ce que… #

« Ce n’est pas le moment de vous disputer, vous deux ! »

Sán avait hurlé. A voix haute. Akela et Tielsvak arrêtèrent de se quereller, stupéfaits.

« Vous ne comprenez donc pas ? La forêt est en train de brûler ! »

Silence interloqué. Puis la voix d’Akela, morne, retentit.

# Tielsvak. C’est Tielsvak, le plus rapide. #

Le cerf ne prit pas la peine de se réjouir. Sán lui laissa sa place, Tielsvak se matérialisa et prit son élan.
Non. Son envol.
Autour de lui, la forêt criait.
Le bruit des arbres qui tombaient, dévorés par les flammes, se faisait de plus en plus fréquent. La chaleur devenait insoutenable, des étincelles volaient autour d’eux.
Et Tielsvak courait.
Ce n’était pas seulement sa vie en jeu, mais aussi celle de ses compagnons.
Jamais personne n’avait vu cerf aussi rapide. Il volait, sautait par-dessus les troncs enflammés, cerné de toute part par les flammes, rougeoyantes et dévorantes.
Effrayantes.
Tielsvak arriva à la lisière. Là se tenait la maison où Sán et ses parents habitaient.
Même avant d’y arriver, il eut un mauvais pressentiment.
Soudainement, un arbre s’effondra devant lui. Tielsvak se cabra, bifurqua et chercha une autre sortie.
Ses flancs étaient couverts de sueur. Il haletait, suffoquait presque. La chaleur était intenable.

# Tielsvak… #

La voix d’Akela. Tielsvak, surpris, trébucha et faillit basculer en avant. Il se redressa, continua à courir.

# Tu es exténué. Laisse-moi prendre ta place. #

# Ecoute-le, Tiels’. Ce n’est pas souvent que tu entendras ce genre de proposition. #

Pâle tentative d’humour de Sán, qui lui aussi pressentait une catastrophe, pire que celle qu’ils étaient en train de vivre.
Tielsvak disparut avec reconnaissance.
Akela se matérialisa. A l’aide de son flair, il réussit à localiser un ruisseau qui courait non loin, et suivit le cours d’eau comme chemin de sortie. Enfin, hors d’haleine, le poil commençant à roussir, il sortit de la forêt en feu.
Là, il s’arrêta net.
La maison.
La maison de Sán.
Et de ses parents.
En feu. Brûlant, infernal brasier hurlant au milieu de la plaine.
Deliane. Nielsen.
Lisën. Felnor.
Un instinct souffla au loup qu’ils se trouvaient dans la maison, lorsque l’incendie eut lieu.
Lentement, il s’effaça. Laissant Sán contempler l’étendue du désastre.
Le jeune homme, en toussant, s’approcha de la maison qui flambait. A travers le brasier, il tenta d’apercevoir quelque chose.
Il cherchait vainement un indice lui prouvant que ses parents avaient eu le temps de s’enfuir.
Il vit distinctement la forme de quatre corps allongés au milieu du sinistre.
Quatre corps.
Ne voulant y croire, il se recula.
La charpente de la maison s’écroula. Sán tomba à genoux.
Phénomène de séparation des corps. Ses parents le lui avaient expliqué, il y a longtemps.
Plus d’espoir.
Morts. Tous morts.
Sán hurla.
Sa voix déchirante s’éleva dans l’air étouffant. Le feu sembla redoubler de violence, comme en défi face à ce cri de désespoir.
En défi...
Il n’aurait pas dû.
Sán baissa la tête. Ses mains se crispèrent dans la terre brûlante. Sa voix prit une étrange intonation.
Puis, il y eut comme une explosion.
Dont Sán aurait été le point d’impact.
Autour de lui, tout gela. La maison. La terre. Les arbres. La forêt entière, en une seule vague effrayante de puissance. Et, au comble de l’impossible, les flammes elles-mêmes furent gelées par cette déferlante de pouvoir soudain.
Le cri de Sán mourut lentement dans sa gorge.
Il releva la tête, des larmes choquées coulant sur ses joues.
Il eut du mal à comprendre. Et puis...

# Bon sang. Il a du potentiel, le petit. #

La remarque d’Akela lui fit reprendre ses esprits.
C’était lui, qui avait fait ça ?
Lentement, il se releva. S’avança vers les ruines de la bâtisse, emprisonnées dans une épaisse couche de glace.
Celle-ci, à son passage, sembla refluer.
Sán, devant les corps méconnaissables de ses parents et de leurs compagnons, s’agenouilla. Ses larmes vinrent tomber, telles autant de perles, sur le visage dévasté de sa mère.
Alors, doucement, ses brûlures s’estompèrent. Son visage retrouva sa beauté et une expression paisible, ses vêtements, à l’état de cendre, recouvrirent de nouveau le corps mince de la jeune femme. Son pendentif, qu’elle aimait tant, retrouva sa couleur. Bientôt, son corps ne montra plus aucune marque de la catastrophe.
Cette fois, se fut Tielsvak qui lâcha une remarque extrêmement pertinente.

# Damned. #

Sán avait à présent l’esprit plus clair. Surpassant le chagrin immense qu’il éprouvait, un autre sentiment vint l’emplir tout entier.
La soif de vengeance.
C’était un incendie criminel, un meurtre. Cela ne faisait aucun doute. Et celui, ou ceux, qui avaient fait ça allaient le payer.
Sán se leva. Il commençait à saisir ses pouvoirs, et leur étendue.
Lentement, il rendit leur aspect passé à son père, à Lisën et à Felnor. Puis, à sa volonté, la glace qu’il avait créée disparut.
Ne restait plus que ruines et forêt dévastée.
Sán posa ses yeux gris sur l’étendue du désastre. Ses larmes s’étaient taries. Il prit une inspiration.
Il pouvait le faire.
Et il le fit.
Les arbres rongés par le feu, effondrés en un tas de cendres, se redressèrent subitement. L’écorce se reconstitua. Les feuilles couvrirent de nouveau les arbres. Les buissons renaquirent. Les murs de la maison retrouvèrent leur place, la brûlure qui les rongeait disparut. Le bois se reconstruit. Le verre, les meubles, tout revint.
Les jambes tremblantes, Sán s’effondra.
Redonner à toute chose son aspect initial. C’était ça, son pouvoir.
Il essuya la sueur sur son front. Puis, avec une infinie douceur, il alla sortir les corps sans vie de ses parents et de leurs compagnons de la maison.
Il les déposa dans l’herbe. Il tendit sa volonté.
Ses pouvoirs avaient soudainement éclaté au grand jour, lors d’un accès de désespoir particulièrement violent. La glace qu’il avait créée avait gelé les flammes.
Il savait ce que cela signifiait.
Il maîtrisait les sorts de glace éternelle.
De cette certitude, naquit autour des victimes de l’incendie des tombeaux de glace pure et brillante comme du cristal. Des tombeaux sur lesquels les intempéries, le temps qui passe, et même le feu, ne pourraient agir.

# Qu’ils reposent en paix. #

Sán pouvait sentir le chagrin de ses deux compagnons. Lui-même eut de mal à ne pas fondre à nouveau en larmes.
Il avait dix-sept ans. Il venait de perdre ses parents dans les circonstances les plus horribles qui soient.
Mais pleurer sur son sort et leur mort ne servirait à rien.
Sa main se crispa, comme sur une épée ou un colt imaginaire.
Il allait les venger.
C’était une certitude.
Il fit une dernière fois le tour de la maison. Il fourra quelques affaires dans un sac, mais ne prit aucun souvenir de ses parents.
Inutile d’attiser son chagrin.
Sur le seuil, il trouva un parchemin qu’il mit dans son sac sans prendre la peine de le lire. Puis, après un dernier regard aux tombes de glace où reposaient désormais Deliane, Lisën, Nielsen et Felnor, il s’en alla.
Tielsvak et Akela se taisaient.

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« Hé, gamin... Qu’est-ce que tu fais ici tout seul, sur la route ? »

Sán leva les yeux. Un homme entre deux âges le contemplait.

« Je cherche quelqu’un qui pourrait m’apprendre la science des armes. »

L’homme eut un sourire. Un étrange sourire.

« Voyons, je pourrais te rediriger vers des connaissances... Mais il se trouve que je n’ai plus vraiment d’activité, et tu m’as l’air d’avoir pas mal de potentiel. Si cela t’intéresse, je peux t’apprendre à te battre. Je peux faire de toi le meilleur a... guerrier de notre époque. »

Sán remarqua l’hésitation de l’homme sur le mot « guerrier ». Il darda son regard argent sur lui, un peu méfiant. Puis il esquissa un mince sourire.

« N’exagérons rien. Mais je vous suis. Je m’appelle Sán. »

« Je suis Kaër. Viens avec moi, ta nouvelle vie commence maintenant. »

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Sán, assis sur le lit d’une chambre de l’auberge où lui et son nouveau professeur s’étaient arrêtés, écarquilla les yeux.
Ses mains, qui frémissaient légèrement, tenaient le parchemin qu’il avait ramassé sur le seuil de son ancienne demeure.
Il jura à voix basse. Dans son esprit, Akela et Tielsvak étaient eux aussi totalement interloqués.

# Attend, attend... Il avait dit qu’il s’appelait comment, déjà ? #

# Bon dieu, ce n’est même pas codé... #

# Sán... #

Le garçon releva les yeux. Il eut un sourire, une mystérieuse lueur dans son regard gris.

# Tielsvak, Akela... Je suis désolé, vous allez devoir vous effacer pendant quelque temps. #

# Ne t’en fais pas, mon grand. On sait et on te soutient. Bonne chance. #

Le sourire de Sán s’élargit.
Il tenait sa vengeance.

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Bruit d’épées qui s’entrechoquent. L’homme, déséquilibré par la force du coup, fait un pas en arrière, trébuche...
Il se retrouve avec une épée sous la gorge.
Sourire.
Cinq ans. Cinq ans qu’il entraînait ce môme. Dès qu’il l’avait rencontré, il avait senti en lui cette puissance contenue, ainsi que cette soif d’apprendre. Il avait tout de suite compris ce qu’il pourrait en tirer.
Le recruter. Faire de lui un assassin à son compte. Un assassin extrêmement puissant.
Sán l’ignorait. Il aurait tout temps de l’apprendre, lorsque Kaër l’aurait en son pouvoir.

« Je crois bien que tu m’as surpassé, Sán. Le temps est venu. Relâche-moi, j’ai quelque chose d’important à t’annoncer. »

Sán le fixa du regard, sans faire mine de bouger. Dans ses yeux gris, une tranquille détermination.
Kaër se sentit soudainement mal à l’aise.

« Vous avez raison. Le temps est venu. »

L’homme fronça les sourcils.

« Je ne saisis pas. Ecarte cette épée, veux-tu ? »

« Non. »

Dans le regard de Kaër passa la peur.

« Vous avez tué mes parents, et Lisën, et Felnor. Il y a cinq ans. Incendie criminel. Vous avez brûlé ma maison, vous avez brûlé la forêt. Qu’il n’y ait plus aucune trace des Malvísenam, n’est-ce pas ? Vous avez échoué. Je suis toujours vivant. J’ai eu, si l’on puit dire, une chance incroyable de vous rencontrer.»

L’homme écarquilla les yeux.
Comment diable savait-il..?

« Que... »

Mince sourire de Sán.

« Vous n’auriez pas dû jeter le parchemin de la mission au feu. Surtout si ledit feu était celui qui avait donné la mort à mes parents. Vous avez commis une erreur. Vous allez le regretter amèrement. »

le garçon, sans plus d’état d’âme, enfonça son épée dans la gorge de Kaër.
L’homme mourut sans avoir compris où il avait échoué dans sa mission.
Sán contempla un instant le corps sans vie de Kaër. Un poids énorme quitta ses épaules.

# Ça y est, petit. Tu les as vengé. #

Quelque chose passa dans le regard de Sán.

# Oui. Ça y est. #

Il essuya son épée, la remit au fourreau.
Il partit sans se retourner une seule fois.


Caractère : Comment dire ? Le côté tragique de sa vie a pour ainsi dire changé le caractère de notre jeune ami. Il était avant extrêmement enjoué, amical et charmeur. Il est à présent plutôt renfermé, assez méfiant, mais pas pour autant antipathique. Dès qu’il commence à se détendre et à faire confiance à la personne qui lui fait face, Sán retrouve un peu son caractère d’antan. Il est très charismatique, d’un charisme mystérieux et attirant. Il a tendance à cacher ce qu’il est, et ne présente ses compagnons à quelqu’un que lorsqu’il le considère comme digne de confiance. Et Kaër avait beau être un salaud notoire, il était aussi un excellent entraîneur, et Sán est à présent un guerrier plus que redoutable.

Pouvoirs : maîtrise la glace, y compris les sorts de glace éternelle (qu’on ne peut ni faire fondre, ni briser). Peut redonner à absolument tout et n’importe quoi son aspect initial.

Monture : aucune.

Signe spécial : un tatouage sur le bras gauche.

Clan : eau.

Côté : neutre.

Classe : hum... Justicier errant ?

Code : ~O~


Présentation des compagnons :



Nom : Tielsvak
Race : cerf métamorphe, dit Malvísenam
Age : indéterminé
Sexe : masculin
Robe : brune
Yeux : noirs
Taille : 1m58 au garrot
Caractère : calme et posé, plutôt blagueur. En éternel conflit avec Akela.




Nom : Akela
Race : loup métamorphe, dit Malvísenam
Age : indéterminé
Sexe : masculin
Robe : grise
Yeux : jaunes
Taille : 1m45 au garrot
Caractère : un peu cynique, mais d’une gentillesse sans borne. Taquine souvent Sán. En éternel conflit avec Tielsvak.


si vous lisez ceci, c'est que vous êtes arrivés à la fin o/ j'espère que ça vous a plu ^^
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MessageSujet: Re: Sán Lisënsel Mar 8 Juin - 23:56

Très jolie fiche, j'adore je suis tout simplement fan de toi !!
Franchement même si tu faisais un rp de 10 pages sur ce forum je te lirais, j'hésiterais pas une seconde.

Ah et aussi, ça nous rajoute un BG dans le forum xD
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MessageSujet: Re: Sán Lisënsel Mer 9 Juin - 19:53

Long mais agréable à lire ^^
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MessageSujet: Re: Sán Lisënsel Jeu 10 Juin - 21:39

*0*
Tout simplement génial !!!!
En plus c'est qu'il est beau garçon lol!
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MessageSujet: Re: Sán Lisënsel Ven 11 Juin - 15:12

Eh bien, ce jeune homme a du succès ^^ (mais c'est vrai qu'il a sacrément la classe =p)
merci beaucoup =)
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MessageSujet: Re: Sán Lisënsel Ven 11 Juin - 17:50

♪~♥♫ ^^
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MessageSujet: Re: Sán Lisënsel Ven 11 Juin - 20:10

hum, Lilinäo... je ne sais pas vraiment comment décrypter ton message ^^"
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MessageSujet: Re: Sán Lisënsel Ven 11 Juin - 20:13

je ne pense pas qu'il y ait plus à décrypter que "j'adore" xD
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MessageSujet: Re: Sán Lisënsel Ven 11 Juin - 20:16

dans ce cas, tout va bien \o/
merci ^^
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MessageSujet: Re: Sán Lisënsel Lun 21 Juin - 22:28

Flemme de lire, mais je valide puisque tu es si impatiente de jouer Razz
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MessageSujet: Re: Sán Lisënsel Mar 22 Juin - 12:01

aménon, si je voulais que tu valides c'était surtout pour que tu lises x)
bon, si j'ai de l'inspi avec ce jeune homme je le rperais, mais j'espère que tu finiras par lire sa fiche quand même, sinon c'est quoi cette admin' non mais oh x)
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Sán Lisënsel

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